Paris : le transport aérien et Aéroports de Paris toujours en crise

Le 21.04.2021

Du mois d’avril à juin 2020, le transport aérien a été quasiment mis à l’arrêt dût aux mesures strictes de confinement et la fermeture des frontières pour éviter la propagation de la COVID-19. Aéroports de Paris revoit ses prévisions à la baisse avec le trafic qui a reculé de 63,2% en mars 2021 par rapport à mars 2020 avec 1,32 millions de passagers. Les répercussions sur coronavirus sur le secteur aérien vous seront sont globalement expliqué dans notre autre article juste ici.

Le COVID aura vraiment impacté tous les domaines

Trafic perturbé = des emplois mis en périls

C’est inédit, on estime que 25 millions d’emplois dans l’aviation seraient menacés dans le monde. Le secteur aérien fait vivre directement et/ou indirectement 65,5 millions de personnes, dont 2,7 millions sont employées par des compagnies. Ces chiffres exorbitants représentent une réelles menaces économique qui plane sur 0,35% de la population mondiale et de nombreux pays.
A cause de la crise sanitaire, le groupe ADP a perdu plus de 2,5 milliards d’euros. Le gestionnaire des aéroports parisiens donc envisage un plan de suppression d’emplois. Le Comité Social et Economique (CSE) souhaiterait réaliser de 10% à 15% d’économies grâce à la baisse de la masse salariale. Les actionnaires vont également pâtir de la situation car eux, n’auront pas de dividende.
Selon la CGT « Les négociations devraient aboutir avant la fin octobre » pour que le coût des restructurations « soit inscrit dans le budget de 2020 », explique le syndicat. Elle a déjà annoncé les grandes lignes dès le 9 juillet pour y parvenir : « un accord d'activité partielle de longue durée, un accord de performance collective et un dispositif de rupture conventionnelle ».
En clair, selon les calculs du syndicat, la direction pourrait négocier jusqu'à 600 départs aéroports de Paris. Au-delà, de ce plan de suppression d'emplois, les syndicats et notamment la CGT redoutent que ces négociations « s'attaquent à la structure sociale de l'entreprise », comme la baisse ou la suppression des primes, une remise en cause du temps de travail, la diminution des congés…

Source : Le Parisien

Une réduction du trafic qui persiste

Le trafic de Paris aéroport est en baisse de -69,4% en 2020 par rapport à 2019, avec 33,1 millions de passagers accueillis, contre 108 millions de passagers l’an passé. Cependant, le trafic est aussi en baisse de 84,7% par rapport à mars 2019.
Les résultats annuels 2020 du Groupe ADP montrent que le Chiffre d’Affaires est en baisse de 54,5% sois 2,14 milliards d’euros en raison de la pandémie de Covid-19 et l’EBITDA (Earnings, Before, Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization) est positif à plus de 168 millions d’euros (à cause de la baisse du chiffre d’affaires).

Des prévisions inquiétantes

Le groupe ADP déclare que le trafic aérien pourrait revenir au niveau atteint en 2019 dans une période comprise entre 2024 et 2027. Pendant ce temps de nombreuses année compliquées attendent le domaine aérien pour espérer un retour quasi à la normale.
Eurocontrol estime que la pandémie fera perdre au total 10 ans de croissance au trafic aérien européen. Toutefois, ce coup de frein au développement repousse d'autant le risque d'une saturation des infrastructures et facilitera l'objectif de neutralité carbone à 2050.
Pour Airbus, l’ensemble des compagnies aériennes auront besoin de 39 000 nouveaux avions d'ici 2040 malgré l’impact du COVID. Cette prévision reste identique à celle formulée par l'avionneur européen avant l’arrivée de la pandémie de Covid-19. Des ambitions qui semblent spécialement optimistes, alors que la filière aéronautique a connu durant 2 ans consécutifs un coup d’arrêt sans précédent au niveau mondial en raison de la vague épidémique du coronavirus. A l’époque, le groupe Airbus estimait que ce chiffre de 39 000 avions neufs serait atteint en 2038. L’imprévu nommé « COVID-19 », à causé un retard des prévisions de Airbus repoussant cette prévision à de 2ans sois donc 2040. Mais selon l’avionneur, si la pandémie a ralenti cette trajectoire, la donne n’a pas fondamentalement changé pour autant.