Le secteur de l’aérien serait-il enfin sur un possible retour à la normale ?

Le 30.11.2022

Beaucoup d’articles se sont portés sur le secteur de l’aérien durant la vague du COVID-19. Mais actuellement, qu’en est-il ? Ce domaine qui a fait parti des plus touché par le virus a-t-il aujourd’hui réussi à remonter la pente ? Nous vous invitons à consulter notre précédent article sur la crise que devait tenté de surmonter les Aéroports de Paris et le transport aérien durant le COVID.

Les tendances post covid

Actuellement, qu’en est-il du trafic passager ?

Durant l’année 2020 le trafic aérien toutes destinations confondues pour les passagers locaux (hors transit) est divisé par 2 comparé à celui de 2019 durant la même période soit (-50,1 %). En chiffre, cela représente 991 205 passagers en 2020, contre 1 971 655 en 2019.
Des prévisions avaient été réalisé vis à vis de l'impact du COVID-19 sur le trafic mondial de passagers réguliers pour l'année 2021 on a donc pu constater 3 gros changements :

- une diminution de -40% des sièges offerts par les compagnies aériennes
- une réduction globale de 2 203 millions de passagers (soit -49%)
- une perte estimé à environ 324 milliards de dollar américain (USD) des recettes brutes provenant des exploitations des passagers des compagnies aériennes.
Les mêmes estimations ont été réalisé pour cette année en comparaison avec l’année 2019 sur le trafic mondial régulier de passagers, elles devraient entrainer :

- une diminution de 20 % à 23 % des sièges offerts par les compagnies aériennes
- une réduction globale de 1 157 à 1 393 millions de passagers (-26% à -31%)
- une perte d'environ 186 à 217 milliards USD des recettes brutes d'exploitation des passagers des compagnies aériennes.
En comparaison à 2019 on peut en conclure que des progrès sont réalisés comparé à 2021 mais les résultats ne sont toujours pas ceux que l’on attend.

L’impact général

Les compagnies aériennes étaient en première ligne sur les dégâts du COVID-19, elles ont malheureusement dû s’adapter aux très nombreuses contraintes et ont ainsi dû stopper la quasi totalité de leur trafic pendant de très longs mois.
Rien que pour la France, le trafic aérien a baissé de près de 80% durant les derniers mois. Un très grand nombre de compagnies aériennes ont ainsi perdu près de 50% de leur chiffre d’affaires annuel à cause de cette crise, un chiffre considérable qui est difficile de rattraper. Les vols internes ont été également très perturbés dans les pays concernés par le confinement strict et donc l’interdiction de se déplacer au-delà d’un rayon défini a été décidé sous motifs.
Cependant, comme des milliers/millions d’autres entreprises les compagnies aériennes ont dû faire face à des coûts fixes importants, en effet car certains aéroports exigent par exemple :

- des frais de parking
- des frais d’affrêtement avec horaires indicatives etc…

C’est le cas notamment du groupe Air-France KLM qui a bénéficié d’une aide à hauteur de 7 milliards d’euros mais qui a quand même dû procéder en échange à une réduction de ses coûts et de son impact environnemental. Malgré tout, cette aide sous intérêt à quand même permis à la compagnie locale de surmonter cette pandémie en limitant les dégâts qui auraient pu être irréparables.
Les membres de l'association AE4 ont indiqué avoir vu leurs effectifs passer de 400.000 à 250.000 employés entre 2019 et 2021, tandis que le nombre annuel de leurs passagers est passé de 720 à 270 millions. De plus, on estime une baisse des emplois de - 5,4% à Paris-CDG et de -7,6% en 2020.
A4E (Airlines For Europe) revendique que des trajectoires plus directes et efficaces permettraient d’économiser au alentours de 10% de carburant et donc de contribuer grandement aux ambitions de décarbonation du secteur. A4E soutient l'objectif de "zéro émission nette" prévu pour 2050 mais souhaite des réglementations à portée mondiale, "pour ne pas éroder la compétitivité des compagnies aériennes européennes", a argumenté le patron de Lufthansa, Carsten Spohr.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Cette pandémie mondiale à cependant permis à d’autres acteurs de se démarquer. En effet, ce contexte a étonnement permis aux compagnies low cost de monter en puissance sur le marché. Hormis un contexte durable d’attrition du marché, les low cost vont mettre à profit la crise pour mettre en place une croissance géographique positive et ainsi mieux desservir et être davantage présent sur le continent européen. De plus, il est plausible que les compagnies poursuivent leur stratégie de densification du réseau, en développant une stratégie de connecting à la fois au niveau intra et extra-européen.