Qu’en est-il des ZFE dans les grandes villes ?

Le 27.10.2022

Le mardi 25 octobre 2022 s’est tenu le 1er comité ministériel sur les Zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m). A l’occasion ont annoncé les ministres Christophe Béchu (Transition écologique) et Clément Beaune (délégué aux Transports) 43 métropoles de plus de 150 000 habitants ont validé la mise en place de zones à faibles émissions (ZFE).

Les nouvelles mises en places gouvernementales

Faisons un point sur ce que sont les ZFE et à quoi servent-ils ?

Les zones de faibles émissions (ZFE) définissent un périmètre de restrictions de circulation pour lutter contre la pollution de l’air en empêchant d’y circuler les véhicules les plus polluants. Cela prend la forme d’un système de vignettes, les fameuses Crit’air numérotées de 1 à 5, à afficher sur les véhicules en fonction de leur âge et de leur niveau de pollution.
Retrouvez plus d’informations sur les ZFE et leur mise en place directement sur notre article.

Quelles sont les villes concernées ?

À ce jour, une dizaine d’agglomérations ont déjà mis en place des ZFE, à savoir : Aix-Marseille, Toulouse, Rouen, Paris et sa métropole, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Reims, Nice, Montpellier.
Mardi 25 octobre 2022 s’est tenu le 1er comité ministériel sur les Zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m). Pour l’occasion, M. Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires et M. Clément Beaune, ministre délégué en charge des Transports, ont réuni, aux côtés de Mme Agnès Firmin Le Bodo, ministre déléguée chargé de l’organisation territoriale et des professions de santé, les 43 présidents des métropoles concernées et ont annoncé de nouvelles mesures afin de lutter efficacement contre la pollution de l’air.
Depuis ce jour d’autres zones sont progressivement prévues dans 43 métropoles d’ici le 1er janvier 2025 au plus tard, à l’image d’Orléans, Rennes, Amiens, Caen, Lille, Le Havre, Brest ou encore Le Mans, Nantes, Tours et Bordeaux. Vous pouvez retrouver ici la carte de France établit par le Ministères Ecologie Energie et Territoire où sont indiquées les 43 métropoles avec les ZFE-m à venir et déjà existantes.

N’oublions pas les principaux concernés : la population

Des habitants plutôt mécontents

En 2020 environ 40 millions de voitures circulent en France. 97,7% utilisent l’énergie thermique, avec 59% de voiture diesel et 39% de voiture essence. La contrainte plutôt rapide mise en place par l’état déplaît sur la forme à un grand nombre de personnes. Même si l’aspect écologique et le fait de mettre en place des actions pour préserver notre planète séduisent beaucoup s’interrogent et s’inquiète sur cette mise en place plutôt restrictive mais surtout sur son coup ! Une majorité de la population fait parti du phénomène de l’exode rural nécessitant de leur voiture pour se déplacer en grande ville pour y travailler. Comment faire pour continuer ce train de vie tout en respectant les restrictions imposées ?
Que risquent les automobilistes les plus polluants qui rouleraient malgré tout dans les ZFE ? Le gouvernement entend instaurer un système de « contrôle-sanction » sous la forme d’un radar. En cas d’infraction, l’automobiliste recevra « théoriquement » une amende de classe 4 (cela représente un montant de 750€).

Une mobilité plus respectueuse de l'environnement, mais à quel prix ?

Suite aux annonces d’Emmanuel Macron à l’issue du mondial de l’automobile « le bonus écologique pour l'achat d'un véhicule électrique va être porté de 6.000 à 7.000 euros pour les Français les plus modestes » a affirmé le ministre de la transition écologique.
La prime à la conversion, qui peut aller jusqu'à 5.000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride, sera augmentée de 1.000 euros pour les habitants des ZFE.
Enfin, le développement du prêt à taux zéro allant jusqu'à 30.000 euros pour l'achat d'un véhicule neuf ou le leasing à 100 euros par mois pour une voiture électrique à partir de 2024, font aussi partie des aides mises sur la table.