Congrès mondial de la nature ou la biodiversité au secours du climat.

Le 06.09.2021

Du 3 au 11 septembre 2021, la France accueille pour la première fois le Congrès mondial de la nature de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Marseille est, pour le monde entier, la tribune où débattre et guider les actions en faveur de la biodiversité. Actuellement on assiste à une prise de conscience des dommages que l'on pourrait subir à cause du changement climatique. Moins sur le fait que de nombreuses espèces sont plus que jamais nombreuses... à être en voie d'extinction.

Le congrès mondial en reconquête de la biodiversité

Un appel au secours

Préserver la biodiversité, c’est veiller sur un capital naturel dont dépendent notre santé, notre qualité de vie et notre survie.
Marseille le temps de quelques jours accueille le Congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), autrement dit le Congrès mondial de la nature.
Ce qui pourrait les sauver, ce n'est pas forcément notre bienveillance envers nos voisins animaux ou végétaux mais plutôt car leur existence nous permettra peut-être d'éviter de seulement survivre mais bien de vivre en harmonie sur cette planète que nous partageons tous.
En effet le réchauffement climatique génère des hausses de températures,  des incendies et érdique de la surface des arbres qui en brûlant, lâchent des quantités astronomiques de CO2 nous faisant entrer dans un cercle vicieux, sans fin. A moins que...

A moins que notre conscience nous pousse à agir et si la raison est parfois purement égoïste à savoir notre seule existance, c'est bien le résultat qui compte.
Sauver la biodiversité, c'est sauver l'humanité. Sauver l'humanité, c'est sauver la biodiversité. Quelle que soit la logique, elle est vertueuse.

Le congrès national en pleine action

« Dans notre combat pour léguer à nos enfants une société plus verte, plus juste et à même de relever les défis de notre siècle, les aires protégées sont une nécessité. (…) Elles constituent un maillon essentiel de l’écosystème des territoires dans la transition écologique et offrent des modèles de développement durable, d’activités conciliant production et protection de la nature. » Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique.
Le congrès mondial est bien déterminé à tout mettre en oeuvre pour réaliser ses objectifs de préserver la biodiversité.
Un de ses premier objectif est de protéger, dès 2022, 30 % du territoire national et des espaces maritimes, dont un tiers sous protection forte. Résolument inclusive, cette stratégie s’appuie sur de nombreux partenaires locaux et nationaux. Elle vise également à garantir que les aires protégées soient représentatives de la diversité des écosystèmes, bien gérées, interconnectées, et disposent des moyens suffisants.
Le second est de lutter contre la déforestation. Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la superficie forestière mondiale a été réduite de 129 millions d’hectares, soit deux fois la superficie de la France, sur la période 1990-2015. En 2018, la France a également adopté une stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI) qui a pour but de mettre fin, d’ici à 2030, à la déforestation causée par les importations françaises de produits forestiers ou agricoles non durables. Elle cible les matières agricoles qui contribuent le plus à la déforestation importée telles que le soja, l’huile de palme, le bœuf et ses produits trans- formés, le cacao, l’hévéa, ainsi que le bois et ses produits dérivés.
Le troisième consiste à remettre en place de la nature en ville, notamment grâce à Marseille. Cette ville est connue pour proposer des solutions concrètes et innovantes en faveur d’un développement durable et d’un cadre de vie apaisé pour les Marseillaises et les Marseillais : remettre de la nature en ville pour capter le CO2, et créer des îlots de fraîcheur, accélérer la rénovation thermique des bâtiments municipaux, favoriser l’agriculture urbaine, réduire les pollutions en encourageant les mobilités douces et favoriser des espaces d’échanges avec les acteurs du territoire en faveur du développement durable.
Pour arriver à ces objectifs la France s’engage à atteindre ses objectifs de 30% d’aires protégées d’ici à l’été 2022. De plus, 121 pays engagés dans les coalitions du one planet summit initié en 2017 par la France.

La biodiversité au secours du climat ?

Qu’est ce que la biodiversité ?

La biodiversité, c'est le tissu vivant de notre planète. Cela recouvre l'ensemble des milieux naturels et des formes de vie (plantes, animaux, champignons, bactéries, etc.) et leurs interactions. Elle est au cœur de nos vies. La variabilité des êtres vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces, ainsi que celle des écosystèmes.
Le concept de la biodiversité fait référence à l’ensemble des composantes et des variations du monde vivant et les scientifiques y distinguent trois niveaux d’organisation :
- la diversité écologique (les écosystèmes) la diversité des milieux de vie à toutes les échelles : des océans, prairies, forêts… au contenu des cellules (pensons aux parasites qui peuvent y vivre) en passant par la mare du fond de son jardin, ou les espaces végétalisés en ville

- la diversité spécifique la diversité des espèces (y compris l’espèce humaine) qui vivent dans ces milieux (les espèces)
- la diversité génétique (les gènes) la diversité génétique des individus au sein de chaque espèce : autrement dit, nous sommes tous différents !

Une place fondamentale dans la rescousse du climat

La biodiversité joue un rôle fondamental dans la régulation du climat (humidité, température, etc.). Elle contribue aussi à atténuer les effets du changement climatique, en protégeant le littoral de l’érosion, en atténuant l’intensité des crues et des inondations, etc. C’est pourquoi elle est un sujet crucial pour le congrès mondial.
Le changement climatique actuel modifie les interactions entre les espèces et leurs milieux de vie dans les écosystèmes. Pour un réchauffement mondial de 2 à 3 °C, les experts prévoient ainsi une augmentation du risque de disparition pour 20 à 30 % des espèces animales et végétales.
Cet article est inspiré du dossier du congrès mondial de la nature de l'UICN