Un nouvel accord tarifaire en faveur des chauffeurs VTC

Le 19.01.2023

Le tarif des courses en VTC risque d’être un peu plus cher en 2023. Entre syndicats de chauffeurs et plateformes telles que Uber, depuis octobre des négociations sont en cours depuis octobre pour tenter de revaloriser le tarif minimum d’une course. Aujourd’hui situé entre 6 et 10 euros bruts selon les plateformes. L’objectif étant la mise en place d’un tarif minimum plus important pour les chauffeurs.

Une étape de plus de franchie pour nos chauffeurs

Une évolution impressionnante des VTC

En France depuis quelques mois est discuté un accord entre Uber et les chauffeurs pour un revenu minimal par trajet. Une démarche dite “inédite“ pour renforcer la protection des travailleurs indépendants du secteur.
Les plateformes de Voitures de Tourisme avec Chauffeur (VTC) se sont multipliées en masse sur le marché ces dix dernières années. Entre Heetch, Uber, Bolt et même TaxyMatch : “l’Uberisation“ du marché des transports privés a jusqu’alors dominé les taxis traditionnels et réussi à fait émerger ces nouveaux acteurs dans nos villes et nos quotidien.
À l’époque, leur force était bien sûr leurs tarifs, alors bien plus bas et abordables que ceux pratiqués par les chauffeurs de taxis et une disponibilité écrasant toute concurrence par leur possibilité de réservation instantanée. Un service qui a beaucoup fait parlé de lui de façon positive, il était aussi considéré de meilleure qualité que celui proposé par les sociétés de taxi présentent sur le marché. Notamment grâce au très grand nombre de chauffeurs disponibles, à la possibilité de pouvoir s’inscrire peut importe son statut et sa profession, ainsi que l’atout de pouvoir exercer avec n’importe quel type de véhicule.

Depuis ces débuts, les services de VTC se sont démultipliés avec en 2022 approximativement 47 500 chauffeurs VTC en France. La législation n’a donc eu d’autre choix que d’évoluer, et avec elle une amélioration des conditions de travail des chauffeurs.
Uber a annoncé ce mercredi 18 janvier 2023 qu'un accord avait été signé entre l'entreprise et les représentants de chauffeurs VTC indépendants. Celui-ci fixe un revenu minimum par trajet. Cet accord intervient dans un contexte de volonté de l'Union européenne de donner davantage de droits à ceux travaillant par l'intermédiaire de plateformes numériques.
Cette revalorisation tarifaire va principalement avoir un impact sur les courses de moins de 3 km. Par ailleurs, elle pourrait avoir comme effet positif de trouver plus rapidement un chauffeur disponible en améliorant le temps d’attente d’environ une minute.

Quelle en est la conclusion de ces négociations ?

Dans un communiqué le géant américain des VTC “Uber“, indique que l'accord fixe à 7,65 € serait le nouveau revenu minimum net par trajet qui sera perçu par les chauffeurs. L'accord concernerait aussi les livreurs indépendants “Quelle que soit l'application qu'ils utilisent“.
Uber fait savoir qu'il a pris la décision d'appliquer pour les passagers, dès le 1er février prochain, une hausse de 27% du tarif minimum des courses recommandées sur la plateforme. Ce montant va ainsi passer de 8 € à 10,20 €, précise-t-il, en prenant en compte les commissions des plateformes.

Une nouveauté qui ne semble pas faire l’unanimité

Signataires de l’accord, l’Association VTC de France (AVF), la Fédération nationale des autoentrepreneurs et micro-entrepreneurs (FNAE), la CFTC et l’Unsa ont salué un texte parût suite à l’accord du mercredi 18 janvier 2023 par Uber qui “permettra une augmentation de plus de 27% par rapport au plus bas revenu minimum net actuel“.
Mais, pour les trois autres syndicats représentatifs du secteur (Union, l’association des chauffeurs indépendants lyonnais et FO), le compte n’y est pas. Selon Union (affilié à la CFDT), ce revenu minimum ne changera rien aux pratiques déjà mis en œuvre, selon eux : “La plupart des VTC n’acceptent pas les “petites courses’’ jugées non rentables face à l’augmentation des prix du carburant et aux conditions de circulation“.