Que dit le récent rapport du GIEC ?

Le 07.03.2022

Que dit le récent rapport du GIEC ?

Le 28 février, la deuxième partie du 6ᵉ rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a été dévoilé.

Alors que le rapport publié en 2021 se consacrait sur la physique du climat, celui-ci s’attarde sur les effets, aux vulnérabilités et aux capacités d’adaptation à la crise climatique.

Le rapport dresse un constat alarmant : le réchauffement climatique pourrait atteindre 2,7° à la fin du siècle et insiste sur l’importance d’agir maintenant, sans attendre et de prendre des décisions plus ambitieuses face aux risques climatiques. Les demi-mesures ne sont plus une option, certains effets sont déjà généralisés et irréversibles.

Les changements climatiques se manifestent dans la plupart des écosystèmes de la planète. On constate une nette augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes (inondations, sécheresses, canicules, …) et une forte montée des eaux depuis plusieurs années.

Le rapport explique nécessité de préserver et consolider la nature pour qu’elle puisse jouer son rôle (absorber et stocker le carbone). Pour cela, il faut arriver à concilier les compétences technologiques, les connaissances scientifiques et le savoir local pour maximiser l’efficacité des solutions qui seront mises en place. Les politiques de lutte doivent être adéquates et réfléchies pour durer dans le temps.

Une grande partie du rapport est consacrée aux villes et établissements urbains dans des zones particulièrement sensibles : bord de mer, forêts tropicales, terres arides, déserts, …

D’ici 2050, 2,5 milliards de personnes en plus vivront dans des zones urbaines, il est donc crucial d’y installer des bâtiments écologiques, des modes de transports durables, un approvisionnement fiable en eau propre et en énergie renouvelable.

Le troisième et dernier volet de ce rapport, qui sera publié en avril 2022, sera lui dédié aux actions à mettre en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.