Enfin la fin de la pandémie ! Mais visiblement pas pour les émission de CO2…

Le 12.03.2021

La pandémie a heureusement entraîné une réduction des émissions de CO2 importante sur tout le territoire. Cependant les mesures prises ont bien permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais moins qu’on l’aurait pensé… Sommes-nous arrivés à un point de non retour ? Serions-nous condamné et sans solutions concrètes ?

Quel bonheur pour la planète ce confinement !

Une chute des émissions de CO2 historique

L’an dernier en raison de la pandémie de Covid19, on enregistrait le plus faible taux d’émissions de CO2 depuis la seconde guerre mondiale. En effet, durant la période de confinement, nous avons pu constater une diminution de 7 % de ces émissions, du fait de la diminution de la demande. Sois l’équivalent du nombre exorbitant de 2,4 milliards de tonnes. Jamais auparavant une telle baisse n’avait été observé, même durant les crises mondiales (1945, 1981, 1992, 2009) où le record n’avait jamais dépassé les 0,9 milliards de tonnes.
Ces nombres records ont pu être obtenus grâce à une très forte réduction de la demande. De plus, si l’on se penche attentivement sur une étude plus détaillée, on s’aperçoit que le secteur de l’énergie est responsable d’environ 44 % des émissions mondiales. L’énergie est un secteur d’activité économique comprenant la production, le transport, la transformation, la distribution et la commercialisation des diverses sources d’énergie primaire transformées en secondaire (comme les produits pétroliers). La mobilité ayant été très fortement réduite durant la période de confinement, ceci explique l’une des raisons pour lesquelles le taux d’émission de carbone a tant chuté.

Comme quoi… il ne faut pas se réjouir trop vite !

La population imagine encore niaisement les rues et routes vides d’hommes et engins polluants, avec une très faible émission de carbone. Elle idéalise un retour à la nature et un regain d’énergie pour tout notre éco système que ce confinement plantétairaire aurait provoqué. Il n’en est rien. Les chiffres contredisent cette vision embellit que les médias ont voulu nous donner.
Ayant encore un pied dans cette crise, les multiples mesures mondiales (confinements, fermetures des commerces etc) n’auront contribué qu’à une faible baisse du taux de CO2. En décembre 2020, nous avons déjà pu constater que les émissions étaient déjà 2% plus importantes qu’en décembre 2019. Elles reprennent leur trajectoire habituelle dès que l’économie se redresse et parfois de façon encore plus marquée. Autrement dit, en 2021 ou 2022 les bienfaits de la pandémie sur l’environnement auront probablement été réduits à néant.


Nous devons rester vigilants en concentrant nos efforts sur de nouvelles solutions à l’échelle mondiale, et elles sont nombreuses. Les dix prochaines années seront décisives.

Un retour à la normal du moins agressif

Le retour en force des gros pollueurs

La crise du Covid-19 n'aura été qu'une parenthèse pour le climat et les émissions mondiales de CO2 principales. En effet, elles sont déjà reparties de plus belle, laissant de moins en moins de temps pour contrer le réchauffement climatique. Dans l’ensemble, le ralentissement économique a permis aux émissions de reculer de 5,8%.
Après plusieurs mois à l’arrêt, la Chine, principal pays émetteur de gaz à effet de serre depuis 2006 a relancé sa production entrainant ainsi le retour des émissions de CO2 dont les chiffres ont rapidement grimpé. Au point que ses émissions sont remontées plus qu’en 2019, ce qui permet de conclure à une faible baisse de 2%.
Concernant le deuxième pays le plus polluant du monde, plus connu sous le nom des Etats-Unis aucun confinement strict n’a été mis en place sur le territoire leur faisant réaliser 15% des émissions mondiales de CO2.
Mondialement, de nombreux pays ont été déconfinés participant ainsi au retour du gaz à effet de serre qui s’était estompé durant quelques mois. Ce sont nos utilisations quotidiennes qui sont responsables de la création de ce gaz : chauffage, voiture ou encore production usines.

Un rappel brusque à la réalité

Le directeur exécutif de l’AIE affirmait que « le rebond des émissions de CO2 dans le monde à la fin de l'année dernière représente un sérieux avertissement sur le fait que n'avons pas fait assez pour accélérer la transition vers les énergies propres à travers le monde ». En effet, si chaque pays continu égoïstement à alimenter leur économie grâce à une surconsommation sans limite, leur projets onéreux et polluants sans prendre en compte les nécessités de notre planète nous risquerions malheureusement d’arriver à un point fatal de non retour.
Il semblerait que l’année 2021 ne soit pas l’année du renouveau. Un rebond est prévu en pouvant mettre à mal les objectifs environnementaux à atteindre pour espérer s’en sortir.
Nous pouvons tous agir en doublant nos efforts chaque jour.

Certaines utilisations quotidiennes nous étant vitales, il est difficile de s’en détacher. Pourtant il est encore temps d’agir en mettant en place des actions environnementales et climatiques plus ambitieuses et des alternatives écologiques plus marquées. 
Certaines habitudes peuvent être revues comme nos déplacements pouvant se réaliser davantage en transport en commun ou covoiturage/trajets partagés, notamment avec l’offre TaxyMatch. A nos modes achats, en plus faible quantité, pourquoi pas de la seconde main et avec des matières et modes de fabrication éco-durables. Tous ces points nous permettraient, tous ensemble de conserver notre planète sainement plus longtemps en ayant une pensée pour les générations futures.